Historique de la commune
Nous commençons par demander l’indulgence de tout lecteur de ce bref aperçu de l’histoire de Laye qui a été transcrit à partir de l’oralité. Or, qui dit oralité, dit trous de mémoire, donc perfectible. (…)
Il y a longtemps que le village de Laye existe. Il existait bien avant l’arrivée de Naaba Oubri à Ouagadougou en provenance de Ziniaré. A cause des guerres qui décimaient les populations de Laye, le chef de Laye de l’époque a fait appel au chef de Lallé du nom de « Bèga » pour défendre et consolider son territoire. Le chef Bêga était de la cour royale de Mogho-Naba de Ouagadougou.
Aussi, à l’arrivée des colons, le Chef de Laye Naba Tanga et celui de Lallé, le Naba Wobgo ont rejoint le Naba Wobgo de Ouaga pour résister, mais finalement celui de Ouagadougou a pu prendre la fuite pour se réfugier au Ghana, mais les deux premiers furent exécutés par les colons.
Il existait deux cantons qui composaient le grand canton de Lallé. Il y avait le Lallé I, composé des villages de Siglé à Pabré et qui comprenait les villages de Laye, Sallé, Bilgo, Bidgou, Wavougué et le second Lallé qui partait de Siglé jusqu’à Kion en passant par Koudougou.
Le dernier Naba envoyé à Laye par le Moro était le Naba Kango de son nom OUEDRAOGO Michel à l’état-civil. L’église de Laye a pris le nom Saint-Michel sous son influence.
Les villages qui composent la commune de Laye existent depuis belle lurette. Le pouvoir du chef de Laye était immense car il était respecté par tous les villages composant le Lallé I.
A noter que les villages de Kio, Konden, Ragoulé, Bakuya, Singdin, Tia, Raoulingoumdé tous fêtent le Tibnoré et le Bègueré de Laye jusqu’à présent. Ces derniers ont été rattachés à Siglé par le découpage administratif.
La commune de Laye actuellement dix (10) villages administratifs : Barama, Boulala, Gantin, Gantodogo, Laye, Laye-Yarcé, Sapéo, Sondré, Wanonghin, Yactenga.




